"Mauvaises herbes", comment maîtriser l'envahisseur ?

April 5, 2018

 

 

 

 

 

Mauvaises herbes, adventices ou encore végétation spontanée, elles sont classées comme un des fléaux de l’agriculture. Mais qui sont-elles vraiment ?

 

 

 

 

 

 

Quelles sont leurs utilités ?

Les “mauvaises herbes” ne sont pas forcément mauvaises.

     En effet elles peuvent être un bon indicateur du pH (taux d’acidité du sol qui idéalement doit être neutre, à savoir situé entre …) et de la qualité du sol. On les appelle alors les plantes bio-indicatrices.

     Elles évitent l’érosion grâce à leur système racinaire et renforce la perméabilité du sol en cas de pluie. Effectivement leurs racines peuvent être pivotantes (la carotte et le persil ont entre autre une racine pivotante par exemple) ou chevelues (le haricot vert, les brèdes, …). Les premières ont tendance à aérer et décompacter le sol en profondeur alors que les secondes émiettent la surface du sol.

 

 

     Étant donné qu’elles protègent le sol du soleil, des fortes pluies et du vent, elles favorisent la vie du sol: premièrement en maintenant le taux d’humidité nécessaire à cette microfaune (stop aux sols nus !), mais aussi en produisant de la matière organique qui sera transformée en humus et donc qui servira à les nourrir à nouveau.

 

Bien évidemment leurs intérêts s’accompagnent d’inconvénients:

     elles peuvent être concurrentes au potager car elles ne se priveront pas de l’eau et de la fertilité disponible. Mais il est aussi question de rapidité de croissance. Souvent plus vigoureuses elles peuvent étouffer nos chers légumes. Et que trouve t-on dans ces tapis d’herbes fraîches entremêlées ? Des courpas et limaces …

 

Alors, on les garde ou on les arrache ?

Attention les lignes suivantes peuvent heurtées les idées de jardin “propre”...

     Eh bien cela dépend desquelles. Les adventices annuelles peuvent être laissé là où elles poussent pour bénéficier de l’avantage de l’action de leur racine sur le sol mais attention, il faudra les supprimer dès la floraison pour pas qu’elles montent à graines et entraînent la régénération du stock de graines dans le sol. Elles participeront aussi à l’effet paillage du sol.

     Par contre la végétation spontanée vivace comme l’herbe bourique ou l’herbe bol, on ne fait pas de détails! Il faut les arracher AVEC la racines et garder un oeil sur leur croissance souvent invasive.

 

 

Comment faire pour les canaliser avec des méthodes biologiques ?

Voici différentes techniques de gestion de l’enherbement. Tenez compte de l’échelle de votre potager/ferme pour choisir, car toutes ne sont pas applicable en toute situation.

     A l’échelle d’un potager, je vous conseille l’occultation avec des cartons ou vieux tissus ou encore le traditionnel désherbage manuel. Vous pouvez aller jusqu’à utiliser un motoculteur/motobineuse (attention à la semelle de labour).

 

     Je vous mets immédiatement en garde contre les désherbants “home-made” à base de vinaigre, sel ou autre. Bien souvent il modifient le pH du sol, irritent la peau des verres de terre et autres petites bêtes qui vont aussi prendre la poudre d’escampette. L’eau chaude, … par piétié pas ca, cela tue toute vie!

 

Pour les fermes ou les grands potagers, je vous conseille l’occultation ou le motoculteur (je n’aime pas ça mais dans certains cas cela peut être utile, au moins pour lancer le potager) mais vous allez devoir aussi faire du désherbage manuel car avec certaines cultures en cours, impossible de mécaniser.

 

Applicable à toutes les échelles, sachez aussi que le paillage à tendance à réduire le développement des “mauvaises” herbes, surtout annuelles.

 

 

 

 

Vous pouvez aussi sarcler avec une sarclette (à gauche) ou une binette (à droite) (plus difficile s’il y a du paillage) et laisser les jeunes plantules à même le sol pour qu’elles contribuent au paillage.

 

 

 

 

 

 

L’intensification des cultures, c’est à dire l’augmentation de la densité des plantations est aussi un moyen de concurrencer la végétation spontanée.

 

Pensez à tondre les abords de votre potager afin d’éviter que les adventices montent à fleur et produisent des graines qui pourront être transportées par le vent, les animaux et … nos habits. En permaculture la zone sauvage est bien loin de la zone potagère, ce n’est pas pour rien.

Ces solutions ne sont pas exhaustives, mais elles vous donneront déjà quelques solutions pour palier à l’envahisseur.

 

Et bien, y’a plus qu’à !

 

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